Si l’on ne peut que se réjouir de voir diminuer le nombre des accidents de la route, on ne peut en revanche que s’attrister de voir que ces résultats positifs s’accompagnent de graves atteintes aux libertés et de nombreuses illégalités, irrégularités ou inégalités.
En effet, les forces de l’ordre sont harcelées par une hiérarchie soucieuse de gonfler les cahiers de contraventions qui, dans chaque brigade ou commissariat, enregistrent le « chiffre d’affaires ». Contrairement à une opinion répandue, ils n’ont pas de quota de procès-verbaux à tenir mais un policier nous a avoué : « on nous a ordonné de faire du fric » (sic) et la femme d’un gendarme que « son mari se faisait littéralement insulter s’il rentrait à la brigade sans PV ».
Le préfet de police de Paris lui-même, interviewé dans le cadre d’un remarquable article du Parisien Libéré (le 17/02/05) a déclaré que « les personnes estimant avoir fait l’objet d’un contrôle abusif, ne doivent pas hésiter à saisir l’Inspection Générale des Services ».