D’abord, la presse ; non pas la presse automobile qui a toujours fait preuve à mon égard de la plus grande méfiance mais la grande presse d’information, la presse quotidienne régionale, les radios nationales et périphériques ainsi que la télévision.
Ensuite, je dois évoquer avec un peu d’émotion un homme politique, aujourd’hui disparu, le député Charles Bignon. Alors premier vice-président de l’Assemblée Nationale, conseiller général d’Oisemont et maire de Bermesnil, Charles Bignon fit accepter par le Parlement l’amendement qui porte son nom (article 43 de la loi du 11 juillet 1978) et qui a limité considérablement les pouvoirs des préfets en les subordonnant dans le temps à l’autorité judiciaire.
Il reprenait en partie tout au moins notre revendication essentielle qui portait sur l’exclusivité des compétences en matière de suspension de permis de l’ordre judiciaire. Il avait d’ailleurs publiquement reconnu qu’il avait pu faire accepter son projet de loi grâce au mouvement d’opinion suscité par les actions du Mouvement Auto Défense.